DU COMTE MAKSIGLI. ss
que les differentes régions de la terre nese distinguent pas moins encela,qu’entoutes les differentes Nations, qui leshabitent, & les differentes efpeces d’a-nimaux qu’elles nourrissent ; combiende plantes , dis-je , d’arbres , d’arbris-seaux, &c. ne voit on pas fur la superfi-cie de la Terre ; combien d’herbes , dejoncs,de roseaux, ne voit on pas pullulerdans les eaux, & dont les Naturalistes n’a-voient pas encore parlé. La découvertedes Indes dans les derniers Siécles, aformé une Botanique toute nouvelle &fort nombreuse ; mais elle n’est pas en-core à demi-commencée, & cela dou-tant moins, que toute la superficie duglobe n’est pas entierement connue,nimême près de l’ètre : quoyqu’il en soitde ces défauts , auxquels il n’est paspossible de parer pour le présent, onose néanmoins avancer, que k colle-ction, qu’on en a deja faite, est si con-sidérable , qu’elle mérité bien nos con-sidérations , & qu’on en fasse ici unepetite description , quand elle ne de-vroit servir que pour nous fournir leslumières nécessaires, à pourvoir ce quiD 4 y man-