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B2
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pincements de la Ghitharre , ou aux:premiers coups d’archet du violon , ouaux premiers intonnations d’un Instru-ment á vent ? Pourquoy ce déplaisirmanifesté par des contorsions grotes-ques & furieuses , au moindre défautèe cadence, ou à la venue d’unemo-dulation interrompue, ou méme d’unton faux ? Où prendre tant de force,pour soutenir une telle agitation l’efpa-ce de douze heures, fans tomber endéfaillance? II faut avouer, que ce fontlà des Paradoxes, ou tout au moinsdes merveilles de la Nature.

N’y auroit il pas une Analogie sé-crété entre la nature des fluides ducorps humain , celle des fluides ducorps de l’Infecte, & les parties de f air,qui reçoit le son selon cette modula-tion particulière ? Si on la pouvoit dé-finir , il ne resteroit plus aucune diffi-culté , pour l’explication du Phoeno-mene. Nous aprenons de Baglivius,que les différents degrés de chaleurdonnent differentes secousses au corpsde la Tarentule, & que si Pon joueun de ces Instruments nommés ci-des-sus,