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BU COMTE MARSIGLL'

ii

mandant, & il n’avoit fait que se ran-ger à l’avisentiercmeiit unanime du Con-seil de Guerre. Mais cette grande briè-veté , à laquelle nous sommes obligésde réduire ses raisons , lui fait tort, &il vaut mieux nous contenter de dire ,que le Public , qui fait si bien faire en-tendre son jugement sans le prononceren forme , ne souscrivit pas à celui desCommiìsaires Impériaux. Les Puissan-ces mtmes alliées de l’Empereur, inté-ressées par conséquent à la conservationde Brisac , reconnurent l’innocence duComte Marsigli, & la Hollande nom-mément permit qu’on en rendit témoi-gnage dans des écrits qui lurent publiés.Parmi tous ces suffrages favorables, nousen avons encore un à compter, qui n’està la vérité que celui d'un Particulier, maisce Particulier est Mr. le Maréchal deVau ban , dont l’autorité auroit pu êtreoppolée , s’il eût fallu , à celle de touteJ’Europe, comme l’antorité de Caton àcelle des Dieux. Sur le fond de toutecette affaire, il parut généralement qu’onavoit voulu au commencement d'une

grande