LA VIE
V-
gne ; comme il arriva justement dans laValachie deux ans après savoir en 1693.& dont je sus témoin oculaire.
Je conclus de cette oblervadon , queíì'les Habitans des lieux, où le Kennesse produit , prenoient soin d’examinerle cours des saisons , les changementsqui arrivent à l’air & la direction desvents, & ceux qui dominent le plus dansune année que dans une autre, peut-êtretrouveroient-ils les causes de l’abondan-ce, ou de la disette de la Graine du Ker-mès : Les Provençaux en firent en 1710.une très riche récolté,après avoir souf-fert deux ans de suite d’une totale sté-rilité.
Mais pour ne pas m’éloigner de mon•sujet , je remarque qu'il nait encore surle Chesne vert une autre espèce de Grai-ne plus grosse, moins unie, ôc de figu-re moins reguliere que la Graine du Ker-mès , fi couleur est d’un chatain lavé ;la liqueur qu’eíle contient est blanchâtre,& ia cavité est traversée de plusieurs fila-ments ; je ne me fuis pas mis en
peine