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LA VIE
mieux s’en rapporter à ce que lui a assuréMr. Rousseau , Habitant de fAmerique,que la Cochenille bien loin detrenn In-lecte, ce n’est qu’une tumeur qui paroitfur l’écorce de certains arbres , dont ildonne la description ; c’est auífi ce quiexcitoit le dit l’omet à examiner le faitde plus près, & il atteste qu’il n’y a pastrouvé la moindre apparence que cetteGraine ait jamais été animée , car il n’ydécouvrit aucun membre, ni pié, ni ai-le , ni tête, ni même aucun vestige qu’ily en ait eu.
II est une autre espèce de Graine quidonne l’Ecarlate , elle est appellée Co-chenille Sauvage ( CocheniUa Sylvejlrìsou Coccus Radìcum) elle est adhérenteà la racine de certaines herbes, commeest la Pimpinelle Saxifrage Majeure (*),ad hujus radicem quibuldam in locis gra-tta reperiuntur, quorum meduìla in colo-rem rubeum mutatur , cujus ad tinciu-ram carmejtni ufus est. Cette Graine fetrouve encore fur la Racine du PoligoneMineur ; & que Camerinus appelle Po-
ligo-
(*) Bauvin en son Pinace p. 159.