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LA VIE
plantes , fans fleurs, ni semence , quien dénotent les principes ; on peut , cesemble, hazarder de dire , que ce n'elìqu’un écoulement d’humeur íalée de laterre , dont f abondance la détermine àfe développer, & à pouffer dehors fousla figure que la Nature lui a préparépendant les teins d’humidité & de cha-leur d u Soleil , qui succèdent à f alter-native; d’où il arrive que l’antiperiíìafe,qui en procède , donne lieu à une fortede fermentation , qui en peu d’heuresfe coagule , & fe convertit en Cham-pignon par diíferentes filtrations ; cettehypothèse me paroit appuiée fur une in-finité d’experiences que j’ai médité , &que f espère de donner un jour en publicdans un traité à part des Mousses, desTruffes , <3c des Champignon.
Les Champignons ligneux , ou quife trouvent adhérents fur l’écorce desarbres , reçoivent leur aliment de leurfève ; cette fève ou ce suc surabondant& perçant en dehors les pores du bois& de l’éeorce, s’y filtre par les tracées,& s’arrètant toujours là le coagule &