DU COMTE MARSIGLL u?
à la tirannie des Grands , car íì Dieuleur a donné plus de bien qu’aux autres,est-ce pour s’en servir contre les Misé-rables , qui doivent nourrir leur familleà la sueur de leur front ? Vous parlezjuste , lui répondit le Comte , c’est Tor-dre que Dieu a établi parmi les hommes,malheur à celui, qui méprise ses décrétséternels. Nous regardons, reprit Vau-tre , avec tout !e respect & la vénérationpossible nos Magistrats, non tant com-me nos Supérieurs , que comme nospropres Peres , n’est-il pas juste aussiqu’ils ayent foin de nous comme de leursEnsans , & comme leur autorité vientde Dieu par le choix libre que nous enfaisons , ne sommés nous pas toujoursen droit de les déposer en cas d’abus ,pour leur en substituer d’autres par lamême autorité divine ? Mais dites moi ,Monsieur , s’il vous plait , st nous n a-vons pas raison d’éxiger d'cux , & la vi-gilance , & Texactitude, & si nous fai-sons bien d’ttre si jaloux de nôtre liber-té. Le Comte ne put s’empêcher de luidire , qu’il seroit à souhaiter que toutesH z les