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LA VIE
rie de la Garnison. ^'entreprise duChatean de Aidersau lui manqua, & enconséquence la Trouppe fut obligéede passer la Riviere la méme nuit du iF.selon qu’il étoit convenu. Quoiqu’il ensoit, connue je faisois la ronde entreles io. & les n. heures de la nuit , j’en-tendis son signal, qui étoit de trois coupsde canon, & qui devoit servir aux traî-tres , pour mettre le feu aux Magazins ;ils en seroient effectivement venus à leurfin , s-ils n’avoient pas trouvé les Sen-tinelles bien disposées à les reçevoir, &en bon ordre ; celui qui s’approcha duMagazin principal étoit tout armé defer , il teiioit caché son feu , il avoitles clefs en mains , mais se voyant dé-couvert par la Sentinelle , il lui sauta àla gorge ; celui-ci se dessendit de sonmieux , & mieux encore par ses cris ,mais le traitrë lui lacha un coup de sa-bre, qui lui coupa la main droite, après1 quoi il se retira avec tant de précipitationqu’on ne pût le joindre. Quelques mo-ments après la même tentative fût faiteà fa litre Magazin , mais avec aussi peu
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