DU COMTE MARSIGLT. 193
jplés d’un si grand Monarque, si lorsqueje servois ses ennemis , j’eusie manqué àmes devoirs ? aux pies , dis-je , deVôtre Majesté, qui a toûjours honoréde son éstime ceux qui ont servi sidele-ment ses ennemis. - - A cette reponçedélibérée, < 3 í faite fur le champ & com-me une conséquence de ce que le Roivenoit de me dire , il me regarda fixe-ment & avec douceur, de façon que jepus en toute liberté , lui ajouter quel-ques autres paroles , qu’il écouta avecbeaucoup de complaisance & en souriant ;je terminai naon discours par le supplierde vouloir biien me protéger , ce qu’ilm’accordade la meilleure grâce du mon-de. Cet accueil plein de clemence âzla déclaration de mon innocence ne futpas longtems à se répandre à la Cour ,ce qu en partie je fus témoin par lessusurres continuels que j’entendois ; j cfus conduit ensuite en présence de Mgr.le Duc de Bourgogne, ( car le Dauphin11’y étoit pas) après quoi Mr. de Tor-ci m’emmena diner avec lui ; il avoit cematin là invité le Duc d’Alba, AmbaíTa-[IV. part. ] N deuç