V. PIECE.
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ne coûtent presque rien. Peu s’en faut que fa gé-nérosité ne m’ait été nuisible. II régné, danstout ce qu’il écrit , tant d’invention , d’enjoûe-ment , d’esprit , & de savoir, qu’il m’en a priscomme aux Princes que le malheur de leurs affai-res oblige à implorer la protection d’un puissantVoisin. J’ai été presque détruit par mon Protec-teur, & après savoir appelle à mon secours , iln’y a plus eu moyen de me soutenir fans lui. C’eftde fa main que viennent ces Portraits si finisd’Hommes & de Femmes, fous les difFerens titres,
(a) des Infirmons de Musique, de (b) Y Embarras desNouvellistes , (c) de Y Inventaire du Théâtre, de la (d)description du Thermomètre, qui font, à mon avis,les principales beautez de cet Ouvrage.
Voilà tout ce que je trouve à propos de diredes habiles gens qui m’ont fourni quelque choie.On peut juger par-là du prix de mon travail ; &ce n’est rien moins que par Modestie que je faisici l’aveu public de ce que je dois à ces Messieurs;
Ce que l’on tient de l’estime, & de l’amitié des jHommes distinguez par un grand mérite, fait in- -finiment plus d’honneur que tout ce que l’on pour-roit tirer de son propre fonds.
Cependant tout l’esprit que ces illustres Person-nes m’ont prêté, n’a pû expier, auprès de cer-taines gens, la faute qu’ils m’attribuent de lâcher,en faveur de Mr. Hoadley , quelques mots quitournent en ridicule ses Adversaires. Mais où
est
(a) Vol. III. No. 157.
(b) Vol. I. No. 18.
(c) Vol. I. No. 42.
(d) Vol, IV. No. 22Q,