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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

vrage dans le même goût: II travaille à une Epi-gramme , qu’il adreíïe à une jeune Demoiselle ,qui tricotte en perfection , & où il lui conseille ,( ç’est grand dommage qu’il soit Jacobits )de tri-cotter, dans les coins d’une paire de bas, toutesles actions du Prétendant-, Si du Duc de Bourgogne,pendant la derniere Campagne.

Je ne fìnirois pas, íì je voulois compter tou-tes les Personnes , & toutes les Professions quipourroient être mises en œuvre, par les Poètes dela tournure de ce donneur d’Avis. J’y penseraià loiíìr, & je consulterai même là dessus, un Hom-me fort expert, employé à la Douane, pour sa-voir quelle Taxe , dans ç_e. tems où nous en a-vons si grand besoin, il seroit à propos de met-tre fur les Couteaux, les Cachets, les Bagues, lesTentures, les Lits brodez, les Robes , & les Ju-pes, où l’on grave, ou trace quelque Devise, ouque l’on travaille sur un Fonds Poétique.

ARTICLE IV.

„ 1 Orsque les Vendeurs d’Orvietan haran-„ I guent la Populace qui les environne, ils„ " - J sont sonner bien haut leur desintéresse-„ ment Sc leur générosité. Ce n’est , disent-ils,

„ que pour rendre service au Public, qu’ils de-„ bitent leurs Avis & leurs Remèdes j ils les don-„ nent plutôt qu’ils ne les vendent. On diroit,

„ à les entendre, qu’ils ne font rien pour eux-„ mêmes. Seroit bien simple qui les croiroit. Ils„ ne feroient pas tant de bruit, s’il n’y trouvoient„ pas leur compte, Sí tout bien calculé, la feule

grâce