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LE PHILOSOPHE
jusqu’à 2. minutes après minuit entre le 18. Sc le39. du Mois prochain. En attendant, je ne laidferai pas de donner encore quelque chose ; maisaprès ce terme on n’en tirera rien, & si Pon sou-haite la continuation de mon Ouvrage, il faudraque mes Lecteurs me mandent eux-mêmes Phistoi-re de leurs galanteries , ou tels autres sujets quiconviennent au projet que j’avois formé. Les per-sonnes qui voudront se servir de ma plume n’ontqu 3 à m’écrire à l’A dresse du Sieur Isaac Bickerftajs,Écuïer , chez Mr. Morphexv , près de la Halle des Li-braires. Mes Correípondans , & Correspondantespeuvent être assurés que je leur rendrai une entie-re justice, & que tout ce qu’il leur plaira de mecommuniquer, de leurs chagrins, ou de leurs plai-sirs , fera représenté au Public avec des couleursaussi naturelles , que le peuvent être celles queMr. Jervaise a employées dans le Portrait de la char-mante Chloè. Mais puisque , fans ce secours, jesens & j'avouê ingénument que mon Esprit n’atout au plus que pour un mois de vie , & qued’ailleurs j 3 ai encore du jugement & de la santé,je me crois dans Pobligation de faire mon Testa-ment , que j’écris ici , dans la forme & teneurqui s’enfuit.
1. Je donne aux Agioteurs, qui négocient au-tour de la Bourse de Londres , tous mes biens im-meubles , pour servir de Caution aux Personnesqui se confient tous les jours en eux.
Item. Doutant qu’il est fort difficile d’entrç-tenir des terres en bon état fans argent comptant,je veux que Pon prenne fur mes biens meubles
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