NOUVELLISTE. Art. XIV.
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ARTICLE XIV.
Du Mardi t o. au Jeudi jz. Mai
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J E n’en sais point mystère. Si- mon bon Angene me fût pas apparu l’autre jour de la ma-niéré que je le racontai, je n’aurois eu rienà dire & j’étois au bout de mon rollet. Mais dme rendit le courage qui adoit me manquer, &me recommanda fort de suivre mon premier des-sein , de censurer le Vice en épargnant les per-sonnes. ,, Car, dit-il, nous vivons dans un Siècle„ où l’on prend toujours les Portraits en mauvai-„ se part. Quand vous peignez en beau, perfon-„ ne s’en fait une application (I particulière à foi.5, même , qu’on vous en ait obligation. Mais„ quand vous peignez en laid, s’il vous arrive„ d’avoir quelqu’un en vue, tout le monde vous„ en voudra du mal, parce qu’il n’y aura per-,, sonne qui n’appréhende de paroître à son tour,, dans votre Satire Je le remerciai fort deses bonnes leçons, & lui promis fur le champ dedemander pardon à P Auteur, de Y Avis aux Poètes(a) de quelques petits traits qui m’échapperent,
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(a) Voy, ci-dcssus le III. Art. L’Auteur esperoit dansles commçnceniens d'etrç inconnu, & il en e'toit plus libre.Mr. Iç Chevalier Richard Blaekniore prit fort mal les rail,leries de cet Ouvrage, quand il en connut l’Auteur. Toutle monde fait que ce Chevalier étoit Médecin, d grandEcrivain.