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LE PHILOSOPHE
de toile , mais je n'en fuis point en peine j car m/s trou*ver on s des Chemises fur tous les buisson S. Je ne m’in-téreise pas moins à l’embarras d’une autre especede gens, (a) qui font auífi en grand nombre , &à qui la Paix ne doit pas être moins redoutable*Je veux parler de mes Confrères les Nouvellistes.Ces Meilleurs qui écrivent des Gazettes, sous lesdisserens noms de Pojl-man , de PoJUboy , & *de jene fai combien d’autres Titres, me paraissent ex-trêmement à plaindre. Leur sort est en urt sensplus rude que celui des gens de. guerre, car ilsont pris plus de Villes, & versé plus de sang quenos Troupes. Ils alloient en parti, pendant queles Armées ne faisoient aucun mouvement:Ils don-noient des assauts généraux aux Places, pendantque les Aíîìegeàns se tenoient clos & couverts danslet Tranchées. Mais que dis-je ? Ils ont enlevéaux Ennemis de Forteresses, dont le Siège n’étoitpas encore résolu dans le Conseil, & remporté desVictoires complettes, lorsque nos Généraux s’esti-moient heureux de ne les avoir pas perdues. Dansla même rencontre où le Prince Eu>ene n’avoittué que mille Hommes, (b) Mr. Boyer en a laissédix-mille fur le champ de Bataille. Je dois icidire à l’honneur de ce dernier que l’on ne sauroittrop admirer le courage intrépide qu’il a sait pa-*roitre pendant toute cette Guerre. 11 a été un
Fier
(a) il est incroïable combien de Feuilles volantes , enfòrme de Gazette, i'e débitent daris la Ville. A présent,par exemple, on en compte vingt-trois diferentes, parsemaine. J’e'cris Ceci en Janvier 1710,
(b) Ce'toit lui qui e'crivoit alors la Feuille volante eon-tiué encore fous Je nom de Post-boy.