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LE PHILOSOPHE
l’on peut appeller une prison ambulante. Je luienjoins particulièrement de n’exposer plus à la vuedes gens ces deux vilaines choses-là , fous peinede perdre (a) le privilège de faire du Ponch, den’avoir plus la permission (b) de porter un Man-chon l’Hiver, ou de ne venir plus (c) à Londresqu’accompagné de fa Femme.
Quelques Lecteurs trouveront peut-être que jeme fuis trop étendu fur les affaires de cet Ope-rateur. Mais je prie ces Lecteurs de fe souvenirque c’est mon plan de considérer les Hommes àproportion de leur mérite, & non par rapport aurang qu’ils tiennent dans le Monde. Un Hommejudicieux qui lira ceci dans quelqu’un des Cassésde la Ville, n’a qu’à tourner la tête fur les gensqui font à ses côtés, pour y voir que Dom Sal-tero n’est pas la feule personne de son Caractère.Au moins y remarquera-t-il que la plupart desPolitiques, rapportés à la Classe distinctive qui leur
appar-ia) Outre la Chambre du Casse', il y avoit d’autres A-parteinens où l’on betivoit du Ponch. Le Maître de laMaison faifoit grand negoce de cette liqueur , & en beu-voit lui-méme beaucoup, l’aimant à la passion.
(b) Salter avoit alors ou a peut-être encore un vieuxManchon grisâtre tout pelé, qu’il tenoit toujours au nés,j>our s’écliausser le visage. On le reconnoissoit d’un quartde lieue à cette attitude.
(c) La Femme de Salter n’étoit pas des meilleures &n’avoit pas toujours tort de gronder son Mari. Quand leGaillard pouvoit s’échapper pour aller à Londres , sousquelque prétexte, il ne revenoit guères qu’à des heuresindues , Ôc ne revenoit jamais qu’il n’en eût au delà dessardes,