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LE PHILOSOPHE
ponds que je vois des Hommes qui fréqueíntentcette Maison-là , & qui me me rapportent ce ■ qu’ilsy voyent & ce qu’ils y entendent. Quoi cqu’onen dise, les Meilleurs n’aiment pas moins à par-ler que nous, & non plus que nous, ils ne saurroientguère entretenir la Compagnie où ils se trouwent,qu’en lui sacrifiant la derniere où ils se sont itrou-vés. Cette réflexion, que j’ai souvent faite , :m’ena sait faire beaucoup d’autres fur l’usage de ha pa-role. Je me suis apperçue que le monde est pleinde gens qui abusent étrangement de cet avanttage.Le défaut est commun aux deux Sexes , Ôk lesExemples s’en rencontrent par-tout. Sans tou-cher à la Chaire, que n’a-t-on point à essuyer ,en ce genre, dans les Conversations, & dans letrain commun de la vie! Assurément il n’y a per-sonne qui en lisant ceci., ne se rappelle d’ab'Ord,cette grande Chasseuse du Nord , (a) Madame Cop.soudj qui paroit, depuis peu, dans la Capitale.Mais où trouver des termes assez forts pour cé-lébrer dignement une Femme qui marche toujours,
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fìve. Ces Discours, dont le but étoit d’animer les peuples,& de troubler l’Etat, ne manquèrent pas en peu de teinsde produire ce mauvais effet,& les gens éclairez prévirentauífi-tôt à quoi abontiroit ce vacarme.
(a) LAuteur représente ces Prédicateurs séditieux sousLimage des Chasseurs, à cause du bruit que font lesjuns& les autres. Il mêle à cela des choses étrangères à fa vueprincipale, a tin de la mieux déguiser. Par la Chasseusedu Nord, il désigne le Dr. Jean Shárpe, alors Archevêqued’Yorck, auquel on a imputé d’avoir été , dans les der-niers teins, fort Jacobite, & de n’avoir pas même peu çon-tribué à gâter la Reine.