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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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NOUVELLISTE. Art III. 17

blanchir. Veux-tu donc me faire mourir ? Oh îque pour mon repos Sc pour le tien ne Ib n t-ellesdéja pourries?

Peste soit de l’Original, je le plante-là, & mstourne vers le Civil Dameret. Voilà ce qui fepeut appeller un homme galant. Des saluts jus.qu’à terre! Des Complimens à perte de vue ! Ondiroit qu’il n’ose toucher la main que je lui pré-sente. Mais à peine rn’a t-il accostée, qu’il m’afait familièrement les mêmes questions que monApothicaire , & qu’il faut que je lui conte tousmes maux comme à mon Médecin, il est tout àfait fans conséquence. C’est lui qui va chercherles Accoucheuses & les Nourrices , lors que lesDames en ont besoin. II en fait assez pour gué-rir les petits boutons qui leur sortent, ou les é-gratigneures qu’elles fe font faites. Dans les oc-casions de cette importance, il fe donne de grandsmouvemens, & de peur que le lavoir ne lui man-que il va de maiíbn en maison consulter ce qu’ony fait pour de semblables maladies. C’est enfuit#un plaisir de lui entendre vanter les peines qu’ils’est données pour cette grande Cure. On ne peutmoins faite que de l’en remercier. Oh! Madame ,vous dit-il avec une profonde reverence ; vous pou-vez toujours disposer de moi fy de mes secrets. Tou-te ma science, & tout mon crédit sont à votreservice.

En faisant réflexion sur cet Etre si superficiel,& si serieusement occupé de ces bagatelles, il meparoìt qu’après tout il fe pourroit bien que l’onne lui rendît pas une entiers justice. Nous avonspeut-être plus à nous en louer qu’à nous en plain-

Tonie II. B dre,