6a LE PHILOSOPHE
„ nos Troupes, & la grande Reine qui lui a con.„ fié ses Armées. Ce n’est pas tout. On nous„ rappelle auffi l’Idée (a) d'un Evénement, dont„ le Lecteur est d’autant plus frappé que la Me-„ moire, encore toute recense, en est des plus„ terribles.
„ En ce jour, le plus grand de fa noble Carrière ,
„ VAme de Marlborough fe montre toute entiere.
„ Ferme , fy fans s’émouvoir , dans le Choc furieux,, Qui porte la Terreur, fy la mort en tous lieux.
„ Il voit tout, pense à tout, fy sa haute Prudence„ Ne laijj'e en nul Endroit, defirer fa prefence.
,, Il soutient, au besoin, tous les Corps ébranlas„ Les Fuyards au Combat, par lui font rappellés-,
,, Et tranquille toujours, dans le sein de P Orage„ Qtsexcitent, sous ses Loix , le Dépit, fy la Page ,„ Il en règle, à fin gré, les divers mouvement.
„ Tel P Ange du Seigneur, lors que les Elemens,, Par lui font déchaînés contre un Peuple coupable,, Et que des Ouragans le Tonnerre effroyable„ Gronde ; comme ríagutre Albion P entendit.
„ Pendant que dans les Airs, d"éclats tout retentit ,
„ Le Ministre du Ciel, calme fy serein lui-même„ Sous les Ordres vangeurs du Monarque suprême ,
„ Des bruyans Tourbillons anime le courroux,
„ Et des Vents , qui il conduit, dirige tous les coups.
„ La Piece entiere est de la même grandeur,„ & d'un goût si Poétique, qu'à mon avis elle
ne
Ça) L’Auteur veut parler d’nne Tempête effroyable, &qui fit fies fiesorfires affreux, en Angleterre, & en plusieursautres Endroits fie l’Europe, le z. Nov. 1703.