les friponneries, qui fe font faites dans la Vente,ont rendu ce foin inutilecar on n’y a exposeni le Manteau^ Impérial de Cyrus., ni le CaroJJ'e at-tellè de Dragons , fous prétexte que ces deux Pie-ces étoient egarées. On a fû depuis qu’elles ontété vendues clandestinement à un Provincial, quel’on a vu, hors de Ville, allant chez lui, vêtude cette Robe Royale, & faisant traîner la Voi-ture par ses propres Chevaux. Le même Hom-me s’est aullì assuré de t Arc-en Cid , qu’on doitlui faire tenir, après qu’il aura été dégraissé. En-fin il a invité le Sr. R^ch à le suivre à Southamp-ton où il demeure, le priant d’y porter son So-leil Couchant , & lui promettant l’Intendance desLoges dans le Théâtre qu’il fe propose de fairebâtir dans fa ville. II y a eu tant d’obliquitésdans toute cette affaire que je demande pardonau Public d’avoir inféré, dans ce Papier, Y Inven-taire qu’on y lut il y a quelques jours. Je pro-teste ferieufement que je ne savois poislt alors qu’ildût y avoir la moindre supercherie, & qu’en ce-ci, comme en tout autres choses , mes intenti-ons étoient bonnes.
Mais à propos de cela, je dois me défendraà l’occafion d’un Article où je parlois, il y aquelque tems, (a) d’un certain Homme qui mon-tre des Marionettes dans la Ville de Batb. J’eusalors la politesse de ne le point nommer, & toutce que j’en dis de plus fort, étoit d’infinuer qu’il
p ro-ta) Povvel étoit un petit Homme, bossu, qui avoit m*jeu de Marionettes, dont les Pieces étoient fort grandes^,& dont le spectacle divertissoit fort tout le monde.