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LE PHILOSOPHE
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ARTICLE X.
Du Jeudi 2l. au Samedi 2Z. Juillet170 9 -
D/i Case de W HIT E le 22. Juillet
J E me promenois, l’autre jour, dans les Champs,fans y suivre aucune Route certaine. Insen-siblement je me trouvai aux pieds d’une Ha-ye vive qui bornoit le Jardin d’une Maison dePlaisance. J’entendis-là quelqu’un qui me crioitderrière la Haye, Monsieur! Monsieur ! La curio-sité me fit prêter l’oreille, & la même voix medit d’un ton plus bas, avancez , avancez. M’é-tant approché, la Personne qui parloit m’appellapar mon nom , & me pria de suivre par la maingauche, en me disant que j’y rencontrerois unede mes anciennes Connoissances, dans un état àme faire pitié. Les Loix de la Chevalerie erran-te ne me permirent pas de negliger l’Avanture.Après avoir fait quelques Pas, j’arrivai à une Po-terne qui s’ouvrit aulíî-tôt. Une Servante, quiréintroduisit dans le Logis, me fit traverser plu-sieurs Chambres , & me conduisit enfin à uneGalerie , au bout de laquelle je découvris uneDame qui me parut fort belle. Elle étoit paréecomme pour aller au Bal ; mais je n’ai jamais vûde visage plus triste. On y lisoit une douleurqui approchoit du désespoir. Dès que je me fus
appro-