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LE PHILOSOPHE
pourtant il s’émancipe si fort en présence (a) desDames, que l’on ne fait comment le bien défi-nir. J’eus un soir la curiosité d’aller à ce spec-tacle; j’étois aílìs près d’un Jeune Homme, quiavoit une Robe veloutée, des Bas rouges, 6c unePerruque ; ce qui répond , si je ne me trompeaux Talons rouges , 6c à la Canne pendue auBouton. Ce Jeune Homme ne fe possédoit pointde colere , quand on en fut à une Scene très-ga-lante, que Polichinelle vint troubler de ses Obscé-nité? ordinaires. Vous nous obligeriez tous ex-trêmement si vous vouliez bien nous donner lesRéglés que ce Rodomont doit observer sur le Thé-âtre , 6c par conséquent écrire un Traité sur cet-te espèce de Poème Dramatique que nos (b) Sa-vans favorisent si sort, 6c entendent si peu.
Peut-être que sur les Observations suivantes ,aseavoir (c) que la Troupe comme au tems de
Thespis
(a) On remarquoit alors en Angleterre , comme unechose bien singulière, que les Femmes, dont si peu veil-lent obéir à leur Maris, se declaroient presque toutes pourl'obéïssance passive, comme due au Prince.
(b) Quoi que le gros d u Cierge' Anglican se soit toif-jours déclaré pour l’ûbéïffance passive, il ne semble pasprétendre que ce devoir le regarde , puis qu’il est rare-ment le premier ou à souffrir, ou à ne se point mettre surla défensive, dès que son touche à l’Eglisc. Jaques II.cn fit une triste expérience. Voyez Bibl. Angl .Toin VI.P- 499-
(c) Les gens de Lettres entendront bien ceci fans monsecours. Mais en faveur des autres, il faut leur appren-dre, que la premiere représentation dramatique ne futd’abord qu’un Divertissement de Village, que les Pieces
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