LE PHILOSOPHE
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Patrie. Personne ne mérité mieux de ses Amisqu’un Homme qui, comme iui, se sait distinguerà s Armée non moins par la douceur avec laquel-le il y commande, que par la belle dépense qu’ily fait avec tant de générosité. Mylord Duc (a)à’Argyle a eu aussi beaucoup de part à la réduc-tion de cette Place importante. On découvre ,avec plaisir , dans ce jeune Seigneur , ce toursingulier d’Esprit , & cette grandeur d'ame, quirendent, si utiles à PEtat, les personnes de sonrang & de sa Naissance. La Noblesse lui paroi-troit un vain Titre, si elle n’étoit pas accompa-gnée des Vertus éminentes par lesquelles seuleson devroit Paquerir. (b) Mais si la réputation denos Armes est montée au plus haut point de lagloire , & si les personnes de la plus grande qua-lité désirent avec passion, d’y avoir quelque part,nous en sommes certainement redevables au mé-rité
(a) Jean, Duc d’Argyle en Ecosse , & créé en 1705.Baron de Chatam, & Comte de Greenwich, en Angleter-re, est né cn 1682,. L 2 commencé presque au sortir del’Enfance, a paroitre d’une façon distinguée, tant dans lesaffaires d’Etat, que dans les Armées.
(b) Ce Mais, paroitra ridicule , à moins de savoirqu’il y avoit alors entre les Ducs de Marlborough & d’Ar-gyle une mésintelligence qui fut augmentée par les flat-teurs d u dernier, & dont les Ennemis du premier profitè-rent pour fortifier le nombre des grosses Tetes que l’onligua contre lui. Ces gens là en louant la bravoure quele Duc d’Argyle avoit fait paroitre à la Bataille de Malpla-quet, asscctoient d’imputer à Mylord Marlborough d’a-vcir exposé ce jeune Seigneur dans un des Endroits lesplus dangereux, à dessein de l’y faire périr.