NOUVELLISTE. Art. XIII. ioi
£[ue l’on sait à la Douane , & Veristmìlis allant dansle coeur de la Cité. Vous ne sauriez croìrp lechangement, qui a paru dans c^ dernier dès qu’ila étté délivré de son Camarade incommode. IIa relevé son Chapeau, rajusté le nœud de son E-pée , & pris une Contenance qui charmoit toutle monde. Prenez y garde-, ai-je dit à Pacolet, jecrois: que -vous vous étés trompp , lorsque vous ni avezdit que cette personne ejl d'une qualité inserieure à f au-tre. A sa mine on jugerait le contraire. Voyez com-me il attire les yeux de tous les pajsans. HommesFemmes, tout le inonde admire fa Taille, ft Pre-stance , son Port, ses Maniérés. Pacolet s’est contentéde sourire en branlant la tète, comme pour medire, qu’un peu plus d’attention me feroit chan-ger de pensée.
Continuant nôtre route en le suivant des yeux,nous nous sommes'trouvés dans Y Ailée de la Bour-se , où Alethes est venu le joindre. Us se sontplaces tous deux, à la mode des gros Marchandsqui attendent qu’on leur vienne parler d’alfaires ;mais je n’ai vû personne qui se soit adrelsé ni àl’un ni a l’autre. On se moquoit de celui - cicomme d’un Fanfaron , & l’on se disoit tout basque celui-là éteit un homme Quinteux, & grandennemi du Commerce. Us ont traversé la Rue,& se sont rendus à la Bourse au tems où elle estpleine. Là questques uns les ont salués, & quel-ques autres se íaisoient honneur d’ètre connusd’unç personne aulsi bien faite que Verisimilis , qui,
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ou qui sortent, & l’on ne sauroit croire combien cela oc-casionne ou dc doutes consciencieux , ou de véritable*friponneris*.