NOUVELLISTE. Art. XXII. 169
„ deux sera le plus digne de blâme, de lui qui,, fucce le sang des malheureux, ou de moi qui„ déniaisé les lots? Tous les hommes, fans ex-„ ception, étant exposez aux revers de la Fortu-„ ne, celui qui ajoute aux disgrâces d’autrui au„ lieu de les soulager , doit être certainement„ plus à craindre dans la Société, que celui qui„ ne fait autre chose que décharger les gens d’u-„ ne abondance dont ils ne savent que faire. D’a-„ illeurs ceux qui empruntent de le Cuivre , y„ font contraints par la nécessité, mais ceux qui„ jouent ‘avec moi, ne le font que très-volontaire-„ ment, & par choix
Comme celui qui ms parloir, bornoit ses plusgrandes vues à me prouver qu’il y a des hom-mes aussi méchans que lui, je ne me fuis fait au-cune peine de le lui accorder. Je confesserai mê-me que le Cuivre est le plus dangereux, & le plusessronté des filoux, car il dépouille les gens enleur rendant service, & c’est un Voleur qui prendle manteau d’un ami. Cet Objet m’a conduità quelques réflexions générales fur le succez pro-digieux , que les plus petits génies ont souventdans le monde. Je me fuis rappellé ce que j’a-vois autrefois oui dire à un homme de grandeexpérience , qssil y a des professions où ceuxqui ont le mosns d’esprit y réussissent le mieux.II en donnoit pour exemple celle des Banquiers,parce que selon lui , plus un homme y est bor-né dans ses vues , dans ses Passions & dans sesIdées, & plus il y est propre aux affaires. Vo-yez le petit Tristriim. II ne fait pas dire deuxmots ; ou il n’a pas le sens commun quand il
L ; parle