NOUVELLISTE. Art. XXIII. 179
C'mthio m’a paru prendre beaucoup de goût àPHist- jire , mais il m’a dit que de ms jours cetteVertu 1 - ne faisait , dans le monde , que très feu de fi-gare. II est vrai , lui ai-je répondu, que nous enavons perdu le goût dans la pratiquer Cela n’empê-che pcourtant point que Ion ríen conserve l'idée. Ona bea>u rire & plaisanter ,• la solide Vertu se maintienttoujotm en honneur dans l’efiime des hommes. Si l'onse scandalise moins qu'autrefois de voir des perfides quifont tomber dans le piege de pauvres innocentes , sj‘qui fr moquent ensuite de leurs faiblesses , ce n'efi quefarce que cela revient trop souvent , ifs qu'on s y accou-tume à le voir. Après tout pourtant , les a&ions ,semblables à celle que je viens de vous raconter , fontles fondes qui nous paraissent dignes de l'honnète hom-me , cfos nous les trouvons d'autant plus belles , quenous mus sentons moins capables de les imiter.
De la Maison de GUILLAUME,le 22. Août.
On diroit, que dans une Ville où l’on nepeut-être impunément ridicule, il devroit être im-poílìble d’y voir des gens , qui connoissent unpeu le monde , dire à qui que ce soit des injures.Mais il faut croire qu’il y a des Esprits, qui com-me les Corps, ne croissent point après un cer-tain âge ; car on en trouve qui étoient à vingtans ce qu’ils sont encore à quarante, & qui vrai-semblablement ne peuvent ni ne doivent allerplus loin. Je ne conçois point d’autre raison àdonner de ce que Martins qui parle tant n’a pointencore appris à parler d’une maniéré à être en-
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