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LE PHILOSOPHE
ment que pour suivre cette idée, il faut corimaî-tre , avec exactitude les Champs & les Terriers,où ces Meutes s’exercent.
En attendant que je puisse en informer le Pu-blic, je lui ferai part de ce qu’on écrit de Iîmn-fietul. On nous y apprend qu’il s’y est établi de-puis peu un Bureau, fous le nom de Salle (le RJf-jìe. Le dessein de cet Etablissement est de facili-ter le moyen d’aliener le bien des Familles , &de le faire passer de l’une à l’autre. L’Appui se-cret de ce Bureau est un profond Jurisconsulte,qui ayant la conscience trop délicate pour y pa-raître lui-mème , y a emprunté le nom de laServante.^', Cet Honnête Homme s’entend si peuavec le reste de ses Confrères les Chevaliers d’in-dustrie, qu’il en plume les Novices avec si peude pitié , qu’ils ne peuvent tenir longtems dansfa Salle. Que les pauvres Huppes qui passentpar là, se souviennent sur tout de l’Avisj. & qu’ilsn’aillent pas se laisser prendre à l’air attirant, decertaine Beauté que l’on a mis là comme poury servir de Bouchon. On exhorte en même temsle Sieur Tiret, Patron de la Caze , ou à renon-cer à son Metier de Pirate, ou d’y associer sesConfrères.
Ce Caractère est bien diffèrent de celui d ’Ac-teon. Sans ce dernier la plupart des Meutes fe-raient mortes de faim, & c’est lui seul qui les en-tretient depuis très longtems. II est fort riche enterres; mais il eut, dans fa jeunesse, lë malheurd’être ensorcelé. L’operation du Sortilège, est dele rendre Bête sauve pendant quelques Mois, dé-serté qu’il n’est Flamme que les autres tems de
l’An-