NOUVELLISTE. Art. XXVI. Î97
„ roiit pas si bien fait entendre, & j’en conclus„ qu’un Amant paroit froid aux Darnes tant qu’il„ com serve son bon sens auprès d’elles.
ARTICLE XXVI.
Da Samedi 27. aa Mardi 30. Août1709.
-De lu Maison de W HIT E , 29. Août.
D E toutes les Phrases régnantes , il n’y ena point où je me trompe plus souventque lors ,qu’on dit de certaines personnesqu’elles ont beaucoup de feu. Je sai que le termemétaphorique de feu nous a fait beaucoup de bienen ce qu’il porte les Fanfarons à se craindre lesuns les autres mais je sai aussi que c’est celamême qui les rend si incommodes à tout le restedu monde. A leur seul air on decouvre si aisé-ment ce qu’ils cherchent que l’on n’ose en rire ,quelque tentation qu’on en ait.
Le sort voulut que hier je paísaíTe la soirée a-vec deux Hommes de ce Caractères car, de mê-me que les* Myrmidons , ils font répandus danstous les quartiers de la Ville, & l’on en trouvedans les professions les plus diíFerentes. Des deuxavec qui je me trouvai , l’un avoit étudié , &l’autre étoit homme d’Epée. Le savant disputoitsur tout, sans que personne l’agaçât ou le contre-dît. Le Guerrier decidoit de tout sans rien dire,
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