NOUVELLISTE. Art. XXVI. 201
„ 111 y a des cas où le Bienfait ôte, par lui-mè-,, m e, au Bienfaiteur , tout moyen de se faire,, rendre justice, & cependant alors la Personne,,, qjuii a reçu la faveur, n’en est que plus indis-,, pe'nsablement obligée à la reconnoiísance. Faut-„ ilí donc , en circonstance pareille , que le vice,, dlemeure impuni, & n’est-il pas juste que l’on„ filèitrisse, par quelque endroit, des gens qui font„ t'O'ut ce qui se peut de plus indigne, fans pê-,, cher contre les Loix du Pais ? Ces mêmes„ L.aix ne permettent-elles pas de leur imprimer„ la flétrissure P Et n’est ce pas, fous leur protec-„ taon, qu’on attaque les Vicieux, en leur lais-„ sant le même moyen de défense? lime paroit,, donc que c’est une action moralement très-„ bonne que de reprendre ces Vicieux, d’une fa-„ çon indirecte, Sc que de les tourner en ridi-„ cule fous des noms supposez.
A'cette Occasion je dois dire, ce que j’ai ap-pris par une Lettre en date du 2s. Ón m’y a-vertit que toute la Ville est fort curieuse de sa-voir qui est ce Mr. le Cuivré y dont je parlois ily a quelques jours. Je sai que les personnes,qui sentent en leur conscience, n’avoir que tropmérite ce nom-là , rn’ont imputé d’avoir vouludesigner un de nos riches Bourgeois (a) , quel’on nomme. On a tort, je n’ai imaginé ce motque sur une idée tout-à-fait générale. II m’a pa-
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(a) O11 pretendoit que ce fut le Chevalier Mackworth,qui étoit Gouverneur ci’une Compagnie érigée pour trava-iller aux Mines de Cuivre en Angleterre, & connue vul-gairement fous le nom du Copper-Oftìce , ou Bureau deCuivre.