LE PHILOSOPHE
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en ce pais, on commette, pour la visite de leursdemeures, un Juge à Paix , accompagné du Bour-reau, qui leur coupera les Oreilles, en tout ouen partie, de telle maniéré qu’on puisse distinguerles Chiens Courans, des Chiens Couchans, & desMétifs.
Le meilleur seroit pourtant qu'on pût s’en dé-faire ; car ce n’est pas une incommodité à souf-frir dans les Villes, (a) Celle de Londres a unOfficier public, qui les chasse de tous les endroitsoù il les rencontre dans l’enceinte des Murs. Ondit pourtant que certaines Familles en entretien-nent dans leurs Maisons , au grand préjudice deleurs Voisins. Les Personnes qui en connoissent,ou qui en ont été mordues , n’ont qu’à me lefaire savoir. Sur leur avis j’animerai si bien la(b) Populace que toute la Meute fera traitée enChiens enragés, de même que ceux qui en gar-dent. Cependant ceux d’entre ces derniers quis’en déférons d’eux-mêmes n’auront rien à crain-dre. Mais j’avertis les autres que je ne leur fê-tai point de grâce ; car il m’est très fâcheux de
voir
(a) La Ville de Londres a un Veneur, L le Veneur esten droit de chasser tous les Chiens qu’il rencontre. C’estau moins ce que j’ai oui dire. Car je n’ai pû trover dansla Description de Londres par Stow, pas un seul mot decet Emploi, si ce n’est que celui qui l’exerce s’appelle enAnglois, The Coinmon Hunt, ou The Comuion Hunts-man.
(b) Toute la Populace étoit encore pleine d’animositécontre le Prétendant & contre la France. Les choses chan-gèrent bien de face Tannée suivante , grâce aux Sacheve-rels & à leurs semblables.