NOUVELLISTE. Art. XXXI. 24s
grassement par le moyen des (c) ContributionsVolontaires, pendant que le Cure est en procezavec la moitié de ses Paroissiens (b) pour lesDroitis légitimés de son Ministère. A cette occa-sion Daniel dit plaisamment quelquefois, que lesMoutmns suivent non le Berger qui les mene , mais ce-lui dm Troupeau qui porte la Sonnette.
Une autre chose ne me surprend pas moinsdans inos Anglicans : C'est qu’ils réapprennent pointà bien lire. Cette partie de PEloquence est essen-tielle pour ce qui regarde la Liturgie. Cette Li-turgie est parfaitement belle. II n’y en eut jamais,ni dans aucune Nation, ni dans aucune Langue,dont les sentimens, & les Expressions répondentmieux à la petitesse de l’Homme, & à la grandeurde la Divinité. Cependant la plus part de nosEcclésiastiques la lisent avec tant d’indolence &de rapidité', que toutes ces beautez disparaissent.
Q_ 3 Une
sa) La plupart des Ministres Presbytériens étant pro-priétaires des Batimens où se font leurs Exercices , ilsn’ont de gages que le produit des Places que les particu-liers y occupent à tant par an ; desorte qu’ils ne peuventcompter que fur la bonne volonté des Contribuans.
(b) Les Revenus des Ecclésiastiques Anglicans se for-ment des Dimes, grandes ou petites, de même que de cer-tains droits pour les Offrandes de Pâques , pour les Ma-riages, les Batemesjles Enterremens, & autres choses queles Loix de 1 Etat ont conservées , ou réglées ; mais furlesquelles il ne laisse pas d’y avoir mille moyens de Chi-cane. Un Curé Anglican qui n’est pas aimé de ses Parois-siens est exposé, par cet endroit, à bien des chagrins. Aufïïquand il y est aimé on ne compte pas avec lui à la rigueurdes Loix L la bienveuillance va beaucoup plus loin queles prétentions juridiques.