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LE PHILOSOPHE
en a d’autres qui se font un mérité de passertout leur tems à rechercher leur Histoire , onm’avouera que c’est un puissant motif à imiterles premiers. C’est une chose certaine que n’é- !toit le penchant qui nous fait aspirer à la Renom- jmee , nous croupirions, dans une triste indolen-ce, & le deíir, d’aiileurs si piquant, de se fairedu plaisir les uns aux autres, s’éteindroit dans lefond de nos Ames. Les Payens furent si remplisde cette idée , que la Vie elle - même leur parutinsipide , à moins qu’elle ne fût animée par lapersuasion intérieure de l’estime que l’on faisoitd’eux dans le monde.
On doit se souvenir que j’établis , en dernierlieu, pour Maxime, qui servira de Règle dans maChambre de la Renommée, d’y alsigner les rangs,à proportion du bruit que les Illustres ont fait,fans -avoir égard au degré précis de leur mérite.Travaillant, fur ce Plan, pour la Table des Dou-ze , il m’a donc semblé que je ne ferois pas malde consulter ma Sœur, & d’abord je lui ai de-mandé, ce qu’elle pensoit & Aristote. Elle m’a ré-pondu sans hesiter, qu’il a été un fort savantHomme, & qu’elle l’avoit lû à l’Ecoíe. II m’aparu qu’elle ne vouloir certainement parler qued’un Bouquin, qui a pour Titre les Problèmes d'A-,rijîote, Sc cela m’a mis en doute si l’on doit met-tre sar le compte de la Réputation réelle , lesadditions d’une Réputation postiche , Sc si ces'Excroissances, qui dans le fond ne croissent qu’à !la faveur, de la véritable Renommée , peuventêtre jugées aux Illustres dans la concurrence deleurs Places.' C’est une question que je renvoya
aux