NOUVELLISTE. Art. XXXIV. 273
„ Pour moi, je vous déclaré, Monsieur, que„ j’y cherche moins de finesse , & que je tire ,,, de votre Procedë, des Conclusions, qui vous„ saisi,nt plus d’honneur me font aussi plus de„ plaisir. Dans la haute opinion que j’ai de vo.,, tre profonde Sagesse, il me semble que ce que,, vous faites ne peut être vicieux, & qu’une„ occupation que vous ne blâmez pas, ou plû«„ tôt à laquelle vous vous prêtez, doit être bel-„ le & louable. L’idée est flateufe pour un Hom-„ me de mon humeur & de mon caractère. Si,, un Philosophe de votre rang & de votre ré-„ putation peut se permettre de passer cinq heu-,, res au Cabaret, il ne peut m’ètre indécent d 3 y„ paster la journée, & si je le faisois , vous ne„ sauriez y trouver du ridicule, sans vous per-,, cer vous-mème des traits de votre Satire.
„ A mon avis, on ne peut mieux raisonner„ que je le fais, & pour vous en parler franche-„ ment, je me plais Tort à raisonner de la sorte.,, Sans être ni du nombre des bonnes gens , ni de„ celui des bons Compagnons , j’ai toujours aimé„ les Vuide-tíouteilles, & jé ne me trouve bien,, que dans ces aimables Réduits. II est seulement„ vrai qu’à votre imitation je n’y cherche que„ la bonne Compagnie , & que je ne suis pas moins„ délicat que vous fur le choix de mes gens.„ Ma Société est triée , & brille bien plus par„ la qualité que par la quantité des Maîtres qui„ la composent. Nous ne sommes que cinq„ tous bons Voisins, qui vivons de nos rentes„ & qui n’avons ni Profession ni affaires. Au.„ cun de nous ne se pique ni de savoir n! d’es-
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