NOUVELLISTE. Art. XXXV. . zor
„ jugement, souhaitent 6s savoir votre pensée,„ sur une chose qui, sans doute , vous paroîtra„ fort extraordinaire. II y a longtems qu’elles,, font liées Tune à Pautre par une Amitié plus„ fincere , & plus constante que les hommes„ n’en croyent le beau Sexe capable. La con-,, formité parfaite de leurs inclinations leur a fait„ chercher le moyen de rendre leur union éter-„ nelle , & comme PAmour brouille ordinaire-,, ment les meilleures Amies, Pexpedient qu’el-,, les ont conçu, pour prévenir ce malheur , est„ d’épouser toutes deux le même homme. Pour,, cet effet elles ont jetté les yeux fur un Ob-„ jet qui leur a paru convenir à leurs vues. 11„ n’est ni poli ni galant. II a même peu d’efprit,„ & la Nature ne le fit point pour le charme„ des Belles. Mais il est si avide, qu’il s’accom-„ modéra volontiers de deux Femmes qui doi-„ vent lui apporter chacune beaucoup de bien;,, en cela fort différent du reste des hommes qui„ trouvent souvent qu’ils en ont trop d’une seu-,, le. C’est-là tout son mérite. A cela prés il le-„ roit de tous les Partis le dernier auquel elles„ voudroient s’abbaiíler. Cependant elles ne veu-,, lent rien faire qu’elles n’ayent reçu votre avis,„ qu’elles vous prient de leur donner au plutôt.„ Jî fuis,
Monsieur,
„ Votre Servante,
„ B R I G I D B.
avoicnt été fort choqués de ce que l’Auteur avoit dit dece Prélat dans son Article du a —$. Juillet 170p. fous lenom de Belfroi. A présent il tache de raccommoder celasous le nom d’Eboracenfis, qui est le Titre de cet Arche-vêck: en Latin.