NOUVELLISTE. Art. XXXIX. 331
je le remercie de ses bonnes admonitions, luipromettant d'en profiter, & le priant de vouloirbien m’en donner de tems'en teins de pareilles.Sur le tout ma Conscience ne me reproche pointd’avoir averti personne que des défauts dont onse peut corriger quand on veut.
2;. Sept.
„ MONSIEUR,
„ En lisant votre Feuille de Jeudi dernier, je,, fus surpris d’y voir tout au long la Lettre que„ je vous écrivis le 13. je ne m 3 y étois pas at-„ tendu, dans la persuasion que je vous avois„ suffisamment indicpé J a Personne à laquelle„ vous aviez sait injustice, & que convaincu de„ la saute , vous prendriez le parti du silence.„ Vous avez trouvé à propos de répondre , &„ cela vous attire naturellement cette Répliqué.
„ Je la commence , par vous remercier des,, Complimens que vous me faites fur mon Es-,, prit & sur ma Vertu. Je tâcherai toujours,„ je vous en assure, de justifier vos louanges fur,, le deínier de ces deux Articles , & quant à„ l’autre, à vous en parler franchement, je n’y„ prétends pas.
„ Je remarque ensuite , que vous vous fou-,, mettez à une Condition bien rigoureuse , qui„ est celle d’abandonner pour jamais votre Ou-„ vrage, si je puis vous donner une feule preu-„ ve de fait, par laquelle il paroisse que vous a-„ vez attaqué d’honnêtes gens , ou pris pour ohjet dé,, vos railleries des choses qui ne le méritaient pas. Si
„ ce