LE PHILOSOPHE
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■point qui ne Honne fa voix (a) pour mettre ArLjiote à la premiers Table de la Renommée. Maisje lai aussi qu’il y en aura qui voudront lui don-ner le haut bout, par la feule raison qu’ils por-tent fa Livrée. II ne faut donc pas permettre é-cralement à tout le monde de prononcer fur leMérite de ce Philosophe, & fur la Place qui luidoit être assignée ; les Juges competens à cet égardne font pas les Doctes qui reçoivent, avec uneFoi implicite tout ce que l’illustre Grec a écrit,mais les Savans qui sont assez libres, ou assez é-dairés, pour reconnoitre qu’il n’est pas infaillible,/linsi la Compétence ne fera point contestée engénéral (b) à nos deux célèbres Universités} maiselle ne convient point en particulier aux Collè-ges
(a) Dans le Traité de varia Aristotelis Fortuna in Aca-demia Parifiensi, imprimé'a la Haye en l6;6. Mr. de Lau-noy recueillit grand nombre de singularités fur les diversjugemens qu’on a portés d’Aristofe en France, L dans l’u-fage des Universités. Il a raison de dire , dans l’Intro-duction : Est notabilis rcs atque ut admiratione, sic & cu-riositate digna; que, Paffáire est bien remarquable , & nemérite pas moins d’admiration que de curiosité.
(b) On voit dans l'Historia & Antiquit. Univers. Qxon.d’Antoine Wood, II. 'Foin. page 42. que les Lecteurs enPhilosophie Naturelle, sont obligés, par les Statuts, d’ex-pliquer la Physique d’Aristote, ses Livres du Ciel, & duMonde; ceux des Météores, 011 ses parva naturalia, ou sesLivres de.l’Ame, de même que ceux de la Génération &de la Corruption. Quant à la Philosophe Morale, on voità la Page suivante de la même Histoire , que les Statutsveulent auffi que l’on explique l’Ethique, la Politique âcl’Oeconomiquc du même Aristote.