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Le philosophe nouvelliste / traduit de l'anglois de Mr. Steele, par A.D.L.C. suivant l'edition d'Amsterdam de 1735
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LE PHILOSOPHE

ARTICLE XL.

Du Jeudi 29. Sept. au Samedi 1. d’Octobre1709.

De mon Cabinet le 30. Septembre.

J E suspends aujourd’hui Inattention que je don-ne au Public , pour une Affaire domestiquequi est de grande importance; car il ne s’yagit pas de moins que de disposer de ma SœurJeanneton. C’est une Fille qui a beaucoup de mé-rité, & dont le Commerce est charmant. Commenous sommes nés tous deux , moi du premierLit, & elle du troisième , telle est la différencede nos âges qu’elle a toujours été près de moibien plus fur le pied de Fille, que fur celui deSœur. Je lui avois donc promis', que si elle é-toit sage , & se comportoít de maniéré à fairehonneur à la Famille, je lui donnerois un Mariqui scroit pour lui plaire. Quand je lui fis cettepromesse je venois de lire un Endroit (a) des E-pitres de Pline. Cet élégant Auteur, qui s’étoit

em-

(a) Ccst la 14. du 1. Livre; adressée à Junius Maori*cils. Voici les paroles latines que Mr. Steel s inféréesdans cet endroit : Aciliano pltirinitim vigoris &- índtistrix,quamquam in maxima vcrecundia : est illi faciès liberalis,niiilto sanguine, inulto rubore sussusa. Est ingemia totiusCorporis pulchritudo, & quidam Senatorius décor, quaeego nequaqtiam arbitror negligenda. Débet euim hoc«stitati Puellarum quasi prxuiiûm dari.