Du Bsiïaume cte France. 241
Au Couchant, le Rhône le sépare du Langue-doc > le Var lui sert de bornes du côté de l’ita-lie, & la Durance coule à travers ; Ses autresprincipales rivières font : Le Verdon, l’Hubaïe,l’Argens & l’Arc.
Ce pais est fertile, & comme c’est le mê-me climat que celui de Tltalie, le terroir y pro-duit auíli de toutes les espèces de fruits qu’ontrouve en Italie, particulièrement des raisins, desolives, des signes, des citrons, des amandes,des pommes de grenade, peu de grains, & lèsvins font de liqueur ; on pêche près des côtesde beaux poissons de mer, & on peut par toutle Pais goûter le plaisir de la chasse des cailles& des outardes. Le sel & l’huile y sont d’ungoût excellent , & comme l’un & l’autre ysont très-abondans, les habitans en font beau-coup d’argent.
Les Provençaux font vifs & ingénieux,prompts, sociables & courageux, & quoiqueles François les regardent comme tels , il lesaccusent d’être avec cela inconstans, avares &fainéans, qualités qui les rendroient autant mé-prisables que les prémières leur font honneur.
Cette Province avoit ci-devant ses Comtesparticuliers, qui étoient de la Maison à’Anjou,& en même tems Rois de Naples , cela durajusqu’en 1481 qu’elle fut réunie à la Cou-ronne.
On appelle la partie de cette Province, quiest du côté du Nord , la Haute Provence , &celle qui est au Midi, savoir du côté de lancer,est nommée la Bajse-Provence Le Constat d’A-
Tom. L Q. vignon