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Tome I. Qui traite du royaume de Portugal, de l'Espagne, de la France, & des Pais-Bas.
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Des Fais - Bas.

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pierres fur ces différens canaux. Toutes les mai-ions, parmi lesquelles il y a de superbes palais,font bâties de briques ; Dans l’intérieur ces mai-sons font d’une propreté enchantée, parce queles femmes qui gouvernent despotiquement l’é-conomie, s’en font une gloire. L’Hôfel duPrince, la Bourse ou la Banque, la Maison dela Compagnie des Indes Orientales , l’Arsenal,la Maison de Discipline, le Gymnase, & la Mai-son de Charité sont de somptueux bâtimens.Ce ne seroit rien hazarder, de dire, que la villed’Amsterdam etì un monde en racourci, car ony trouve des marchandises de toutes les fortes,gens de toutes les nations, de toutes les différen-tes Religions, sectes, langues, &c. Cette villedoit fa grandeur à la décadence de celle d’An-vers; Celle-ci aïant été soumise au joug desEspagnols en i<i8ï, le commerce fut commetransféré dans celle-là : 11 y fleurit encore davan-tage, A s’yest continué jusqu’à présent. Ilnes’ensalut que peu,qu’Amsterdam n’essuïât une fâcheu-se catastrophe. Le Stathouder Guillaume II. dela Maison d’Orange, aïant eu quelque mécon-tentement de cette ville, en fit approcher plu-sieurs Régimens pendant la nuit, qui auroientfans doute fait ressentir aux habitans de tristes ef-fets de son indignation, fi le Postillon, qui venoitde Hambourg, n'eut découvert cette marche. Apeine cet homme en eut-il donné l’allarme, qu’onleva les écluses, pour inonder les environs de• la ville, ce qui obligea ces troupes, à se re-tirer à la hâte. Guillaume 11. étant mort subi-tement peu de tems après, plusieurs personnes

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