Des Pais - Bas.
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Les habitans de ces Isles ont toute la peine'imaginable de défendre leur païs contre les ef-forts de la mer : Elle en a méme déja beau-coup englouti, & il est à craindre qu’avec letems l’eau ne fasse de nouveaux ravages.
LesSéelandois font extrêmement hardis, mê-me téméraires, & très-bons soldats , particu-lièrement fur mer. Ce qui contribue le plus àleur entretien, est 1. la Pêche qui est fort abon-dante dans les canaux qui séparent ces Isles, 2.le Commerce qu’ils font avec les nations étran-gères particulièrement avec les Espagnols, & z.e‘n tems de guerre, les riches captures qu’ilsfont, étant de très-habiles armateurs.
Avant que de parler de chacune de ces Islesen particulier , il est à propos de dire deuxmots de l’Efcaut. Ce grand fleuve après avoirpassé près d’Anvers fe partage en deux, & a lesIsles de Séelande entre ses bras.
L’un de ces bras s’étend du côté du Levant,& Pautre coule du côté du Couchant, les pê-cheurs l’appellent le Hond.
De risle de VALACRIE ou VALCHEREN.
Cette Isle qu’on appelle en latin Walchrìa, est, située à l’opposite de la Flandre, & est très-biencultivée. Les principaux endroits font:
Middelbourg , en lat. Middelburgum, ou Metelli Ca-Jbum , qui en est la Capitale ; c’est une ville d’iroportan-ce. Elle est située à une demi-lieuë du Port de Ramuë,& est des mieux fortifiées, c’est austì où les Etats de* Zélande s’astemblent. On y a établi un grand Conseilpour la Flandre Hollandoise; La Compagnie des IndesOrientales y a austì une Chambre des Comptes, & l’A-
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