Des P aïs - Bas. 3
Dannemarc: Le bois & le poisson sec, deNor-[ vègue : Le fer, le cuivre & le bois de marine,de Suède: Le miel & la cire, de Pologne: Leblé de Prusse : Le chanvre. le cuir, le suif, lapoix, & la péleterie, de Ruffie: Les baleines,de Groënlande: Lesharangs,delamerduNord:Le vin , le sel, le verre & le papier, de France :Le vin , les fruits, le fer & la laine, d’Efpagne :j Le vin, & les fruits, de Portugal : Le vin & lesfruits d’Italie. Voilà ce que les Hollandois font; obligés d’acheter des Européens. Nous parle-rons plus-bas des marchandises qu’ils tirent destrois autres parties du Monde. Ils envoient des! petites hottes-marchandes dans le détroit de Gi-J braltar, à Bilbao, en Espagne, en France, enItalie, dans le Levant, en Guinée, aux IndesOrientales, en Moscovie, & dans plusieurs au-tres endroits ; cependant leur principal Commer-ce roule fur la Compagnie des Indes Orientales,dont nous allons faire un article séparé.
IV. De la COMPAGNIE des Indes Orientales.
Cette Compagnie est peut-être la plus consi-dérable Société de Commerce qu’il y ait au mon-de : Elle fut établie en 1 602 , par cinquante-sixNégocians, tant d’Amíterdam que deSéelande,de Délit, de Rotterdam, de Horne, & d’Enck-huyfe. Les Associés firent d’abord une massede six millions quatre cens cinquante-neuf millehuit-cens-quarante florins de Hollande.
Jusques alors ils avoient acheté les marchan-dises des Indes Orientales, en Portugal, & delà ils les faifoient passer par différens Pais d’Eu-rope. Les Espagnols réunis avec les PortugaisF f 3 avoient