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lui disant, qu’il avoit été jetté contre cette Islepar une tempête , après avoir découvert unnouveau monde, où il n’avoit pourtant pas puaborder. Colomb caressa fort cet Espagnol, &dans la fuite il lui fit du bien jusqu’à sa mort,en reconnoissance dequoi Alphonse Sanchez luifit présent de ses journaux & de ses Cartes ma-rines; ce qui fut d’une grande utilité à Chris-tophle Colomb. Outre cela on dit qu’aïant é-pousé la fille d’un Pilote Portugais nommé Pé-rijlello, il avoit hérité de son beau-père diversesrélations de volages fur mer, desquelles il tiraaussi un grand avantage. II ne lui manquoitplus alors, qu’une somme d’argent suffisante pouréquipper quelques vaisseaux. 11 s’adressa pourcela, prémièrement aux Génois , ensuite auxFlorentins, & enfin aux Portugais. Mais com-me on avoit été trompé, peu de tems auparavant,par des avanturiers, qui, pour gagner de Par-gent, promettoient la découverte d’un nouveaumonde, il ne pût rien obtenir de personne.La même disgrâce arriva à son frère BarthelétniColomb, qui fut renvoïé à vuide par le richeHenri Vil. Roi d’Angleterre, à qui il avoit dé-couvert ce dessein. Ènfìn la Reine Isabelle Epou-se de Ferdinand le Catholique Roi d’Espagne, &un riche Sécrétaire de Madrid , firent ensembleun capital de seize mille ducats, pour équipertrois vaisseaux médiocres. Ces vaisseaux furentconfiés à Christophle Colomb, qui partit de Pa-los en Andalousie le z Août de Pan 1492. Aprèsune navigation de trente jours , les gens, quiétoient avec lui, ne volant encore que le ciel &
l’eau