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catan , c’est-à-dire, que demandés-vous ? Les Eu«ropéens, quinecomprenoientpascemot, cru-rent que c’étoit le nom du Pais, & c’est de làqu’est venu le nom de cette Péninsule. On n’ytrouve ni mines dor, ni mines d’argent, mais ily a beaucoup de bois propre à construire desvaisseaux. Le grain y est fort abondant; la ci-re, le miel, le cuir, le sel, & beaucoup d’autreschoses utiles & nécessaires y font fort communes.Les Espagnols, qui virent que les habitans étoienthardis, & propres à devenir de bons soldats, enexpédièrent quelques cens mille pour l’autremonde, fous différons prétextes. Cette façond’agir des Espagnols fit enfin ouvrir les yeux auxnaturels du Pais , mais trop tard pour pouvoirsecouer le joug, & ce ne fut que pour voir l'ef-clavage, où ils étoient réduits. Les Indiens li-bres postedent la partie orientale du Jucatan.
Les endroits les plus remarquables de cettePéninsule sont :
Merida, qui en est aujourd’hui la Capitale. C’est larésidence ordinaire du Gouverneur du Païs & d’un Evê-que.
'Nouveau- Valladolid, & Salamanque , font deux villesque les Espagnols ont bâties.
Campècbe est une ville avec un Port. Les habitansfont un grand commerce d une espèce de bois, qu’onnomme bois de Campècbe , qu’on tire du cœur d’un grandarbre, qui est fort commun aux environs de cette ville.
Le bois est emploie pour la teinture, & les feuilles font jen usage dans la Médecine austì-bien que le fruit qui, à 'cause de son odeur & de son goût, estappellé graine degirofle ou amone. Cette ville est bien bâtie, elle a uneforte citadelle. Les Anglois la saccagèrent entièrenten i $96.
Cozu •