Band 
Tome IV. Qui traite de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique & des pais inconnus.
Seite
505
JPEG-Download
 

De P Amérique.

sos

de riches Gentilshommes, qui sont comme toutautant de petits Seigneurs, parce que le Roid’Angleterre ne s’en est réservé que le Domainedirect.

Le climat est tempéré. II y croît du bonfroment, de l’avoine, du chanvre, du tabac , &des fruits. Les forêts sont remplies de bêtes sau-vages, comme de buffles, d’ours, de loups, decerfs, de chevreuil, de castors, de vipères, &de martres. Ces mêmes forêts fournissent auffibeaucoup de bois & de planches dont le com-merce est très-considérable. II s’y trouve auffidu bétail, du poisson & de la volaille en assésgrande abondance.

Les Anglois tirent un très-grand avantage dece Raïs. Prémièrement il leur sert de magasin,d’oùils tirent tout ce qui est nécessaire à lastructure d’un vaisseau, & même le bitume &le fer, qui y sont très-communs. Outre cela ilstirent de ce Païs ce dont ils ont besoin dans lesautres Isles de l’Arnérique , & qu’ils seroientobligés d’y transporter d’Europe. Les endroitsles plus remarquables de la Nouvelle Angle-terre sont:

Boston , qui en est la Capitale. Elle est située fur unPromontoire. Cette ville est grande , bien bâtie & a unbon Port, défendu par un Fort muni de igo pièces decanon. Pour quie les vaisseaux puissent entrer dans lePort pendant la nuit, on allume un certain nombre delanternes, fur un endroit un peu élevé. II y a quatreEcoles à Boston, un Hôpital & un magasin, que le Gou-verneur a foin de remplir toujours d’une bonne provisionde grain. On > fait un grand commerce de plusieurssortes de marchandises, particulièrement de merluche,de fer, de planches, de draps, de toiles, de voilesI i î pour