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qu’ils exposoient, pendant quelque tems, a u so-leil, après quoi ils le jettoient au visage du mort. jLe cadavre étoit eníuite rôti, & on le dévoroità belles dents. Ces victimes infortunées étoient,ou des prisonniers de guerre, ou des malfaiteurs,ou des esclaves achetés, & sor-tout des enfansdès l’âge de quatre jufqu’àdix ans, dont on irn- !m oioit jusqu a deux cens lorsque le Roi du Païsétoit malade. Quand il venoit à mourir, onexpédioit pour le moins mille personnes, pourl’escorter dans l’autre monde.
Les Espagnols en entrant dans ce Pais furentsurpris d’y trouver une Chronologie aisés exacte,ce qui est d’autant plus surprenant, que les habi-tans ignoroient l’écriture, l’ufage des lettres, deschiffres, & de la peinture. Ils fe fervoient pourcela de petites cordes appellées en leur langageQin-pos , auxquelles ilsfaisoient certains nœuds,qui leur fervoient de remarques. Ces cordesétoient pliées par petits paquets,lesquels tenoientlieu de livres. On trouva des maisons toutesremplies de ces Qjiipos, & c’étoit-là leurs Biblio-thèques. Us entretenoient avec cela des Sécré-tâmes particuliers, qui savoient donner l’interpré-tation de ces remarques.
s. Des anciens Rois du Pérou.
Les anciens Rois du Pérou fe nommoient tousYncas. Ils avoient non feulement un pouvoirabsolu fur leurs sujets, mais encore ils en étoient iadorés comme des Divinités. Leur résidenceétoit la ville de Ctifco, dans laquelle on voit en-core aujourd’hui un vieux château, qui égale en
magni-