, De P Amérique. ss)
L’Isle de la Mocha est fort connue, parceque c'est ordinairement là, que s’assemblent lesvaisseaux, qui veulent faire voile pour I’Aíìe.
L’isle deCHiLoë , qui a plus de 40 lieues delong, & où le» Espagnols ont bâti une ville, àlaquelle ils ont donné le nom de Chiloë de Castrad’Ancud.
CHAPITRE VIII.
DU T U C U M A N.
Ce Païs confine au Roïaume de Chili , & après de 320 lieues de longueur, fur environ180 de largeur. L’air, qu’on y respire, est fortsain, & le terroir y est très-fertile. 11 fournitquantité de grain, de vin, de miel, de cire, desel, de cotton & de cochenille. On ne voitpas beaucoup de montagnes dans ce Païs, maisil y a de très-bons pâturages, particulièrementpour les brebis, & de belles prairies. On n’ytrouve ni or, ni argent.
Les habitans ne font profession d’aucune Re-ligion , ainsi n’ont ils point de Temples. Ilsbâ-tifent leurs maisons fur des espèces de chariots,afin de les pouvoir traîner d’un endroit à un au-tre. Ils sont laborieux, & font de très-belles toi-les de cotton. Les Espagnols, qui fe sont ren-dus'maîtres de ce Païs, y ont un Gouverneur,qui dépend du Vice-Roi de Lima. Les villesqu’ils y ont bâties sont
S.Jago del Estero , qui.en est la Capitale , & la rési-dence ordinaire du Gouverneur & d’un Evêque lustra-gant de la Plata. Le travail, auquel les habitans s’occu-pentieplus, est de fabriquer des étoffes en laine.
S. Mú