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mais comme ils n’y ont rien trouvé , ils l’ontabandonné de nouveau. En effet on n’y voltni arbres, ni champs labourables, parce que laterre est couverte par-tout d’un fable blanc quine produit presque rien, de sorte que les habi-' tans ne vivent que de racines. 11 y croît ce-pendant de l’herbe dans des endroits entre le. fable. Lorsque les Espagnols voulurent établirleur Colonie à Buenos-Ayres , ils amenèrent aveceux d’Europe quelques bêtes à cornes, qui dansla fuite se sont si bien peuplées , que les chas-seurs tuent tous les ans quelques mille bœufssauvages, & dont on envoïe les peaux , leslangues & le suif en Europe ; & la viande sertde pâture aux chiens sauvages , qui y font eoquantité. Les Espagnols ont fait la même cho-ie avec les chevaux, ils en ont mené avec eux,& les campagnes en font toutes pleines. Oncroioit autrefois qu’il y avoit dans ce Pais descavernes souterraines habitées par des géans,dont le plus petit avoit douze pies de haut.Je ne fai, qui peut avoir inventé cette fable,car c’en est effectivement une , & les Itinérai-res modernes ne font aucune mention de cesprétendus géans.
Les habitans , qu’on nomme Patagons , fontd’une taille médiocre, quoiqu’on les aitfait pas-ser pour des géans. Ils n’ont point de génie,& avec cette stupidité ils font plongés dans lesténèbres de l’idolâtrie la plus grossière. Ils fontlogés dans des cabanes de branches d’arbres,vivent dans une grande misère & sont toutnuds, excepté qu’ils couvrent leurs épaulesTom. IV. N n d’une