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Tome IV. Qui traite de l'Asie, de l'Afrique, de l'Amérique & des pais inconnus.
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5 8^ De P Amérique.

cer.s líieuës, mais elle n’en a que cent de lar-geir. Christophle Colomb la découvrit le 27Oáobre 1494, &la nomma Fernandinedu nomdu Lo>i d’Espagne, mais elle a retenu le nom deCuoa. Les Espagnols en font demeurés seuls lesma.tres jusques à présent, après avoir entière-ment détruit les anciens habitans Indiens.

Le terroir n’est pas des plus fertiles, mais ily a des pâturages suffisons pour nourrir la gran-de quantité de boeufs, de brebis, & de pour-ceaux qu’on y voit. On trouve aussi dans lesmontagnes beaucoup de mines d’or, d’argent,

6 de cuivre, & les forêts font remplies de gi-bier. II y croît des cannes de sucre , du gin-gembre, de la casse, de la canique, qui est uneefpece de canelle sauvage, du mastix, de la sar-cepareille, & du très-bon tabac, que les Espa-gnols nomment Cigarros , & qu’ils fument fanspipe, fe contentant de rouler les feuilles, qu’ilsallument par un bout, tandis qu’ils tiennentl’autre à la bouche pour en humer la fumée. Detous ies oiseaux il n’y en a point de plus com-muns que les perroquets. Cette Isle renfermeplusieurs Places remarquables dont les principa-les font

La Havane , que les Espagnols nomment S. Cbrìjlo-val de la Havana, Capitale du Pais , située dans la par-tie Septentrionale de l’Isle , à l’oppofite de la Floride.Gette ville est bien fortifiée, a une très-bonne citadelle& un Evêque. Mais ce qu’il y a de meilleur est lePort, qui est incomparable, car il peut contenir millevaisseaux ; l’entrée en est cependant si étroite, qu’il n’yen peut entrer qu’un á la fois. Comme on peut le fer-mer au moien d’une chaîne, les Espagnols en ont faitle rendés-vous de toutes leurs Colonies, & tous les vais-seaux