*
f$e
IV.
Epitre aux Manes de Gessner,
qui a remporte le prixa l’Academie de Jeux Floraux de Toulouse,le 3. Mai lpgq.
II est bien juste que la posterite honore & couronne f’nrne»Vim poete,. qui a consacre ses travaux aux moeurs & ä 1'humanite.
Mori d'Abel , Cbant I .
Ii n’est plus ce mortel, qui., sous un verd feuilbge,couronne par l’amour des roies du bocage ,plein d’une noble audace osa fur 1’Helicon,joindre a ces simples fleurs les lauriers de Milton.
Toi qui par les transports de ta douce harmonie,nous a rendu si eher les champs de 1’Helyetie;
Mufe, guide mes pas. dans ce elimat heureux,ou Fhomme toujours libre & toujours vertu eux,sensible r & des beaux arts honorant la culture ,sait jouir de son coeur, & peindre la nature.
Que palme a parcourir ces cdteaux, ces vergers !tont m’y parle en secret de.d’ami des bergers !
C’est ici que Gessner lur la mousse legere,respirant les parkn ms d’une nuit printaniere ,a chante les zephirs se bercant sur des fleurs ;le tendre roslignol soupirant ses douleus;ce ruifTeau, fur lequel, dans sa course brillante,Phobe voit voltiger sa lumiere tremblaote,
& le calme si pur, qu’en ces heureux instansloin des regards jaloux goutent les vrais amans.