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IX.
Fragment d’une Lettre, oü jeracontois monVoyagede Zuric par Langenthal.
A la Premiere coucheeJe rcndii mes Premiers homages• A l’Alchymiste du hameau.
Puis aux Beautes de ces Villages/Lui , sans creufet & fans fourneau ,
Plus Philosophas & plus Zages,
Haufant au fön de Violon,
D'un Clarinet & d’un Baflbn ,
Trouvoient dien mieux que mon BarbonI.a vraye Pierre philofophale»
Honneur ä leur douce Morale !
Le grand Oeuvre a dix - fept ausSe trouve encore mieux qu’ä foixante,
Et le bonhenr d’un doux PrintemsEst le feul ceuvre qui les tente.
0 Langenthal * pays charmant!
Oü tont nie plait & dont m’endiaute SJ’aime ton rniffeau qui serpenteEntre les vergers & les champs;
J'aime ton grand & beau villageOü tont travaille, chante & rit.
A fes bcaux pres je rend homage,
A ces pres verds oü l’or fleuritParmi l’email des violettesEntre les rofes & les lis.
C’est dans ces charmantes retraites,fest parmi les jeux & les ris ,
Que je trouve l’humble toilette
*) Mammmthalir, II est mieux que cela & connoit la Chymie. Semparent est bon Ph\ fieien & fait des Instrumeus de Pstysiqne.