£ r ÛÊSÂPPARÎT10 N S .■ 1 6 $
fâisonnemens les plus forts que les Pe->res ayent donné pour démontrer l’éxis-tence & la néceffité d’un Etre suprêmemais afin de n’êtrepas (a) comme desenfans qui se laiíTent emporter à toutce qui se présente , & qui n’ont pointde principe assuré ; nous devons tou-jours joindre à l’Ecriture , les explica-tions de l’Eglise qui seule a le pouvoird’en donner sintelligence , qu’elle a re-çue de Dieu même. Ainsi avant qued’admettre quelque Apparition ou quel-que Révélation,on doit l’examiner sui-vant la méthode des Théologiens , afinde n’y recevoir aucun (4) terme quipaiise préjudicier à la foi , ou bleíïerla pureté des mœurs.
C’est fur ce principe qu d faut jugerde la prétendue Apparition de cette fem-me condamnée (b) seulement atix peinesdu Purgatoire, pour avoir employé l’Artmagique, Art condamné par l’Eglise , &réprouvé par les Saintes Ecritures. Elles’en étoit servi pour empêcher que sonMari ne portât son cœur ailleurs quechez elle. C’est ce qu’elle raconte dans
(«) Card. Bona de discret, spirit. c. 2.0.
(J>) Cacsarius lib. 11. Miraculor. cap. 2.7»